Arts et Culture Trois-Rivières

LA FRESQUE DE TROIS-RIVIÈRES


La Fresque de Trois-Rivières est la plus grande de sa catégorie. Avec ses 760 mètres carrés de peinture réaliste et en trompe-l’œil, elle détrône les autres fresques au contenu historique de la province. Une guide-animatrice expérimentée passe en revue avec les visiteurs les éléments-clés de l’histoire trifluvienne et dévoile les détails cachés à travers les douze différents tableaux historiques.

Du début à la fin : un projet de collaboration

Dans le cadre du 375e de la ville de Trois-Rivières, une œuvre murale monumentale a été conçue et réalisée par Murale Création.
 
La maquette, les grandes taches de couleurs, la mise en place des poncifs, le traçage, et la réalisation peinture ont donné un chantier coloré ainsi qu’un résultat rempli de couleurs, de nuances, de teintes et de tonalités. L’ensemble de la surface a pris vie graduellement pour devenir 12 tableaux historiques sur 760 mètres carrés de peinture réaliste et en trompe-l’œil. Chaque scène est encadrée de murets où se retrouvent des textes explicatifs, le tout se déployant dans un panorama géographique où s’ajoute une foule de clins d’œil historiques se mélangeant dans les époques. Ce portrait du territoire évoque des souvenirs, des atmosphères, des ambiances, des moments et des impressions, tout en laissant transparaître des émotions.
 
À travers la succession des tableaux, on reconnaît une quarantaine de personnages connus et anonymes. Le contenu de la fresque est parsemé de références à l’histoire et à l’identité de la ville de Trois-Rivières depuis sa fondation en 1634, le tout sur un fond de paysages qui prend les couleurs des saisons, comme la végétation qui la surplombe.
 
Un projet d’art public, un projet de mémoire populaire, où chaque élément est mis en place par un autre dans un équilibre compréhensible.
 
15 peintres muralistes
4 500 heures de travail
1 000 m2 de papier-calque 600 litres de peinture
Plus de 300 rouleaux et pinceaux
 
Et autant de personnes qui de près ou de loin ont donné un coup de pinceau pour la réalisation de la Fresque de Trois-Rivières.
 
Scène 1 (détail)
Les Forges du Saint-Maurice
La ville se forge Première communauté industrielle au Canada, les Forges du Saint-Maurice ont un impact déterminant sur le développement de la région.
 
Scène 2 (détail) 
Victoire de la bataille de Trois-Rivières
Trois-Rivières défendue En 1776, les troupes américaines désirent s’emparer de Trois-Rivières, point stratégique entre Québec et Montréal. La bataille est de courte durée : Canadiens et Britanniques repoussent aisément les envahisseurs bostonnais.
Scène 3 (détail)
Colonisation et traite des fourrures
Courir les bois À l’origine de la colonie, toute l’activité économique est orientée vers le commerce des fourrures. Grâce à son emplacement au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saint-Maurice, Trois-Rivières devient incontournable. On retrouve une forte concentration de coureurs des bois et de voyageurs à Trois-Rivières et dans les seigneuries voisines. Adoptant un mode de vie calqué sur celui des Amérindiens, ils sillonnent les routes d’eau en canot en quête de l’or brun, les peaux de castor.
 
 
Scène 4 (détail)
La drave sur la rivière Saint-Maurice
Une ville de bois et de papier Au milieu du 19e siècle, la ville profite de sa situation privilégiée au confluent de deux voies d’eau majeures, qui servent au transport du bois et fournissent une source d’énergie à peu de frais.
 
Scène 5 (détail)  
Les pâtes et papiers
La production de bois de sciage fait un bond prodigieux. Au tournant du 20e siècle, cinq scieries sont implantées à Trois-Rivières. Puis, l’industrie se réoriente vers la production papetière. La production combinée de quatre papetières trifluviennes vaut à Trois-Rivières le titre de capitale mondiale du papier.
 
 
Scène 6 (détail)
Le fleuve et la Terrasse Turcotte
Une culture vivante Avec ses artistes, écrivains, poètes, créateurs; avec ses salles de spectacle, musées, galeries d’art, ateliers d’artistes, orchestre symphonique, festivals variés, troupes de théâtre, Trois-Rivières s’est mérité le titre de Capitale culturelle du Canada en 2009.
Sur les bancs d’école Dès leur arrivée en 1697, les Ursulines se sont consacrées à l’éducation des jeunes filles. D’autres communautés religieuses féminines et masculines ont également joué un rôle prépondérant dans l’éducation des Trifluviens.
 
Scène 7 (détail)
Le fleuve et le port
Trois-Rivières, ville portuaire. La croissance du commerce et de l’exploitation forestière au 19e siècle ont encouragé le développement des installations portuaires. Plusieurs entrepreneurs privés ont fait construire leurs propres quais d’amarrage pour faciliter le transport de marchandises vers leurs industries. L’instauration d’un service de traversier à compter de 1847 occasionne la construction du premier quai public. L’entrée en fonction des brise-glace, vers 1910, permet de poursuivre les opérations du port pendant toute l’année. Cette innovation permet au transport maritime de concurrencer le transport ferroviaire.
 
Scène 8 (détail)
 
Le marché aux denrées 
Marché conclu ! La présence des vendeurs et acheteurs des marchés publics de Trois-Rivières contribue à l’animation du port. Le marché aux denrées, principal marché d’alimentation des citoyens, existe dès le début du 18e siècle.
 
 
Scène 9 (détail)
Le centre-ville et ses commerces  Pignon sur rue au centre-ville Plusieurs commerces de la ville étaient dans le quartier des affaires au centre de la ville.
 
 
Scène 10 (détail)
Le parc Champlain et le Grand Feu de 1908 
Une solidarité à l’épreuve du feu Le lundi 22 juin 1908, un incendie se déclare dans le quartier des affaires. Le feu dévore une large portion du centre-ville. Le parc Champlain, comme d’autres espaces publics, devient un lieu de ralliement pour les sinistrés y empilent des meubles et toutes sortes d’effets rescapés des flammes, et plusieurs y passent la nuit. Face à l’adversité, les Trifluviens se serrent les coudes, comme ils l’ont fait à travers d’autres événements douloureux : les inondations du quartier Saint-Philippe (1896), la perte de citoyens dans les deux guerres, l’effondrement du pont Duplessis (1951), l’explosion sur le chantier du pont Laviolette (1965) et, plus récemment, la déflagration du secteur Pointe-du-Lac (2005).
 
 
Scène 11 (détail)

Village de Pointe-du-Lac

Scène 12
(détail)
 
Le Moulin seigneurial de Tonnancour
 
Des sportifs de pointe Construit vers 1780, le Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac est l’un des joyaux du patrimoine bâti de Trois-Rivières. L’étang à proximité sert d’abord à alimenter le moulin à farine et la scierie adjacente, mais il a aussi été utilisé pour pratiquer toutes sortes de loisirs. Il accueille surtout des sportifs du dimanche, mais les installations trifluviennes accommodent des athlètes de tous les niveaux.
 
T-Rès Trois-Rivières Corporation de développement culturel de Trois-Rivières
Arts et Culture Trois-Rivières | 2009